table 13 desserts

Les 13 desserts en Provence

C’est une tradition ancienne pour ce qui est des desserts, mais plus récente en ce qui concerne le nombre 13.

On en trouve la trace dans les années 1683, dans « Explication des usages et coutumes des Marseillais ». Leur nombre était alors un signe de richesse.

La mention des 13 desserts n’apparaît qu’en 1925. C’est un disciple de Frédéric Mistral qui les décrit au nombre de 13.

Ils symbolisent le Christ et les douze apôtres. Ils varient d’un village à l’autre, voire d’une famille à l’autre.

Ils étaient dégustés après le gros souper du 24, souvent au retour de la messe de Minuit. Ils restent exposés sur une desserte pendant 3 jours.

C’est l’une des traditions les plus suivit en Provence.

Une liste officielle a été déposée en 1998 par l’Association FOUQUE, l’Escolo Félibrenco Li Venturié, les Pâtissiers de la Coupe au Santo et l’Union des Calissonniers d’Aix.

Les 13 desserts sont donc :

Les Quatre mendiants (Li pachichoi)

Ils étaient aussi appelés « fruits de carême ». Ils représentent les 4 ordres religieux mendiants.

L’amande, (l’amelo) :

Représente l’ordre des Carmes fondé en 1227. En effet leur robe brune avec une cape blanche avec des barres brunes.

amandes

La figue, grise, (la figo) :

Représente l’ordre des Franciscains fondé par Saint François d’Assise en 1209. Leur froc est en laine grise avec une ceinture de cuir.

la figue

Le raisin sec, (lou passariho) :

Représente l’ordre des Dominicains qui a été fondé en 1215 par Saint Dominique. Leur tunique est blanche avec un manteau noir.

raisins secs

La noix, (la nose) :

Il représente l’ordre des Augustins fondé par l’ermite Saint Augustin en 1256. Leur vêtement est blanc.

Noix



Le nougat blanc et noir. D’après la légende du nougat de Sault en Provence, il nous viendrait du roi mage Gaspard ? Il représente le bien et le mal.

La Datte qui arrivait d’Egypte, à Marseille, par cargo.

Elle est le souvenir de la fuite en Egypte. Pour échapper au roi Hérode, la Sainte Famille s’est cachée sous un beau dattier.

Un fruit frais, l’orange. Dès le XVIII° siècle elle faisait partie des « mets exquis ». C’est sur le vieux port à Marseille que l’on débarque les agrumes, jusque dans les années 1930. Elles ont fait rêver bien des enfants qui souhaitaient la découvrir sur la table ou dans leurs chaussures. Aujourd’hui la mandarine l’accompagne ainsi que la pomme et la poire.

Avec la peau de la clémentine ou de l’orange, on fabrique des lampions que l’on place dans la crèche de Noël et qui dégagent une odeur très agréable.

Le melon vert, appelé aussi melon de Noël, que nos anciens conservaient sur la paille dans le grenier. Mais aussi la pâte de coing.

Sur la liste déposée, dont j’ai parlé tout à l’heure, se trouve le raisin frais. Comme nous sommes très gourmand nous avons mis le fruit confit,.par exemple du melon confit utilisé pour notre spécialité Aixoise le calisson qui fait le douzième dessert.

Et pour finir n’oublions pas la pompe à l’huile que l’on trempe dans le traditionnel vin cuit. Rappelons que la pompe ne se coupe pas au couteau mais se rompt, sous peine d’être ruiné dans l’année.


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